Médicaments antiplaquettaires pour la prévention de la prééclampsie et de ses conséquences: revue systématique

 étude de 2001, qui cherche à mesurer l'efficacité de l'aspirine dans la prévention de la prééclampsie



Voici un résumé de cette étude :

Résultats maternels

Il n’y avait pas de différence globale dans le risque d’hypertension induite par la grossesse dans les 27 essais (18 147 femmes) rapportant ce critère de jugement (risque relatif 0,97, intervalle de confiance à 95 % 0,89 à 1,05). La réduction de 15 % du risque de pré-éclampsie associée aux médicaments antiplaquettaires (32 essais, 29 331 femmes ; risque relatif 0,85 intervalle de confiance à 95 % 0,78 à 0,92 ; différence de risque -0,01, intervalle de confiance à 95 % -0,017 à -0,006 ; nombre nécessaire pour traiter 100, intervalle de confiance à 95 % 59 à 167) était cohérente quel que soit le statut de risque (fig. 2), la dose d’aspirine, gestation au début de l’essai ou utilisation d’un placebo. Il était plus élevé chez les femmes recevant >75 mg d’aspirine (risque relatif 0,35, 0,24 à 0,52), mais les nombres dans ce sous-groupe sont faibles (13 essais, 1264 femmes).

Il n’y avait pas de différences significatives entre le groupe de traitement et le groupe témoin en ce qui concerne le risque d’éclampsie (neuf essais, 14 623 femmes), de décès maternel (deux essais, 9438 femmes), de césarienne (17 essais, 25 827 femmes), de déclenchement du travail (trois essais, 15 935 femmes), d’admission prénatale (un essai, 6049 femmes) ou de décollement placentaire (12 essais, 22 309 femmes).

Résultats pour les bébés

Dans 23 essais (28 268 femmes) qui ont rapporté une naissance prématurée, il y avait une légère réduction (8 %) du risque de naître trop tôt (risque relatif 0,92, 0,88 à 0,97 ; différence de risque -0,014, -0,023 à -0,005 ; nombre nécessaire pour traiter 72, 44 à 200 ; fig. 3). L’ampleur de cette réduction était cohérente dans tous les sous-groupes, à l’exception de ceux recevant >75 mg d’aspirine (557 femmes; risque relatif 0,58, 0,38 à 0,88).

Trente essais (30 093 femmes) ont rapporté des décès fœtaux, néonatals ou infantiles. Dans l’ensemble, il y avait une réduction de 14% des décès dans le groupe antiplaquettaire par rapport au groupe témoin (risque relatif 0,86, 0,75 à 0,98; différence de risque -0,004, -0,008 à 0,000; nombre nécessaire pour traiter 250, 125 à >10 000; fig 4).

Dans 25 essais (20 349 femmes), il n’y avait pas de différence claire dans le risque de naissances de petite taille pour l’âge gestationnel (risque relatif 0,92, 0,84 à 1,01 ; fig. 5). Dans deux sous-groupes, la différence était significative : les femmes randomisées avant 20 semaines (8401 femmes, 0,82, 0,71 à 0,96) et celles ayant reçu >75 mg d’aspirine (934 femmes, 0,68, 0,52 à 0,88).

Il n’y avait pas de différences significatives entre les groupes de traitement et de contrôle en ce qui concerne le risque de poids à la naissance <2500 g (4 essais, 7391 femmes), d’admission en unité de soins spéciaux pour bébés (12 essais, 25 641 femmes), d’hémorragie intraventriculaire (huit essais, 22 793 femmes) ou d’autres saignements néonatals (six essais, 23 591 femmes). Un essai à grande échelle a évalué la santé et le développement de l’enfant à 12-18 mois, aucune différence n’était apparente entre le groupe de traitement et le groupe témoin. 19

Conclusions: Les médicaments antiplaquettaires, principalement de l’aspirine à faible dose, ont des avantages faibles à modérés lorsqu’ils sont utilisés pour la prévention de la pré-éclampsie.


Lien de l'étude :

Médicaments antiplaquettaires pour la prévention de la pré-éclampsie et de ses conséquences : revue systématique | Le BMJ

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