Effet différentiel de l'exposition à la pollution de l'air ambiant sur le risque d'hypertension gestationnelle et de prééclampsie
Cette étude de 2019 a cherché à analyser le lien entre l’exposition à la pollution de l’air ambiant et le risque de développer une prééclampsie ou une hypertension gestationnelle.
🔎 Méthodologie
Les chercheurs ont suivi 49 607 femmes ayant eu au moins deux grossesses uniques dans la cohorte des grossesses consécutives de l’Eunice Kennedy Shriver.
L’exposition à différents polluants atmosphériques (dont ozone, oxydes d’azote, monoxyde de carbone et composés organiques volatils) a été estimée à l’aide de modèles de qualité de l’air multi-échelles.
Les analyses ont été ajustées pour de nombreux facteurs : âge maternel, IMC, tabac, alcool, parité, statut socio-économique, asthme, etc.
📊 Résultats principaux
- Globalement, les données montrent des résultats hétérogènes selon les types de pollution et les périodes d’exposition.
- Une exposition plus élevée à certains polluants au 1er trimestre était associée à un risque plus faible de prééclampsie.
- À l’inverse, une exposition plus élevée au 2e trimestre était associée à un risque augmenté d’hypertension gestationnelle.
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Exemple :
- Monoxyde de carbone au 1er trimestre → baisse du risque de prééclampsie (RR 0,88)
- Monoxyde de carbone au 2e trimestre → augmentation du risque d’hypertension gestationnelle (RR 1,14)
- Les composés organiques volatils étaient plutôt associés à une augmentation du risque de prééclampsie.
🧠 Conclusion
L’étude suggère que la pollution de l’air pourrait influencer le développement des troubles hypertensifs pendant la grossesse, mais de manière complexe.
Les effets semblent varier selon :
- le type de polluant,
- le moment de l’exposition,
- et possiblement les mécanismes distincts entre prééclampsie et hypertension gestationnelle.
Lien de l'étude :
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