Agents antiplaquettaires pour prévenir la pré-éclampsie et ses complications
Cette étude publiée en 2007, mise à jour en 2019, a pour objectif d’évaluer l’efficacité et les risques de l’utilisation de l’aspirine à faible dose dans la prévention de la prééclampsie.
Conclusion de l’étude :
Les antiagrégants plaquettaires, principalement l’aspirine à faible dose, montrent des effets bénéfiques modérés lorsqu’ils sont utilisés en prévention de la prééclampsie et de ses complications.
Chez les femmes enceintes traitées, on observe globalement des bénéfices faibles à modérés, avec notamment :
- une diminution de la prééclampsie (environ 16 cas en moins pour 1 000 femmes traitées),
- une réduction des naissances prématurées (16 cas en moins pour 1 000),
- une baisse des bébés petits pour l’âge gestationnel (7 cas en moins pour 1 000),
- et une diminution des décès fœtaux ou néonatals (5 cas en moins pour 1 000).
Cependant, l’analyse met aussi en évidence certains risques :
- environ 20 grossesses pour 1 000 présentent des effets indésirables graves liés au traitement,
- une légère augmentation du risque d’hémorragie post-partum (> 500 ml),
- et une hausse marginale du risque de décollement placentaire.
Enfin, l’étude souligne un point important : une meilleure identification des femmes réellement susceptibles de bénéficier de l’aspirine à faible dose permettrait d’optimiser son efficacité et de limiter les risques liés à son utilisation.
Lien vers l'étude :
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