Rôle de la nutrition dans les cas de pré-éclampsie et d’éclampsie, une étude cas-témoins

Cette étude menée en 2014 auprès de 122 femmes ayant présenté une prééclampsie ou une éclampsie s’est intéressée à l’impact de l’alimentation maternelle pendant la grossesse, notamment les apports caloriques, protéiques, ainsi que la consommation de fruits, de fer et de calcium.

Les résultats montrent que certains facteurs alimentaires sont associés de manière significative au risque de développer une prééclampsie ou une éclampsie. En particulier, un apport calorique global plus élevé apparaît comme un facteur de risque important (OR ajusté : 14,12 [6,41–43,23], p < 0,001). À l’inverse, un apport protéique insuffisant est également associé à une augmentation du risque (OR ajusté : 3,87 [1,97–8,01], p < 0,001).

Concernant les autres nutriments étudiés, la consommation de fruits était similaire entre les femmes ayant développé une pathologie et les témoins. De même, la supplémentation en fer (77,9 % des cas contre 84,4 % des témoins) et en calcium (75,4 % des cas contre 82,8 % des témoins) ne montre pas de différence significative entre les groupes.

Ainsi, l’étude conclut que ce ne sont pas la consommation de fruits, de fer ou de calcium qui influencent le risque de prééclampsie et d’éclampsie, mais plutôt une combinaison d’un apport calorique excessif et d’un apport protéique insuffisant durant la grossesse.


Lien vers l'étude :

Rôle de la nutrition dans les cas de pré-éclampsie et d’éclampsie, une étude cas-témoins | Journal indien de santé communautaire (iapsmupuk.org)

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