Le poids à la naissance et l’âge gestationnel d’une femme prédisent son risque ultérieur de développer une prééclampsie
Cette étude cas-témoins de 1999 met en évidence un lien entre les conditions de naissance de la femme et le risque de développer une prééclampsie plus tard lors de ses propres grossesses.
Elle s’appuie sur les données du registre des naissances du Colorado et inclut des femmes âgées de 12 à 20 ans, nées après 1974 et ayant accouché entre 1990 et 1995. Les chercheurs ont comparé 345 cas de prééclampsie/éclampsie à 3 995 témoins ayant eu une grossesse sans complication.
Les résultats montrent que les conditions de naissance de la mère jouent un rôle significatif. Le poids de naissance et l’âge gestationnel sont associés de manière indépendante au risque de prééclampsie, même après ajustement pour plusieurs facteurs (âge, parité, origine ethnique, etc.).
Plus la naissance est prématurée, plus le risque augmente de façon progressive. Par rapport aux femmes nées après terme, celles nées avant 34 semaines présentent un risque nettement plus élevé (OR ajusté = 3,62). De même, les femmes ayant eu un faible poids de naissance (< 4,5 lb) présentent un risque particulièrement augmenté (OR = 5,16) comparé à celles nées avec un poids élevé.
En conclusion, cette étude suggère que naître prématurée ou de faible poids pourrait constituer un facteur de vulnérabilité pour développer une prééclampsie à l’adolescence ou au début de l’âge adulte.
Lien de l'étude :
Banque de données de recherche primaire en santé - Définition (primalhealthresearch.com)
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