Effets bénéfiques des phycobiliprotéines de Spirulina maxima dans un modèle de prééclampsie
Une étude publiée en 2018 s’est intéressée aux effets des phycobiliprotéines issues de la spiruline dans un modèle expérimental de prééclampsie.
La spiruline est une microalgue particulièrement riche en protéines et en antioxydants. Or, de nombreuses données scientifiques suggèrent qu’un apport suffisant en protéines et en antioxydants pendant la grossesse peut contribuer à réduire le risque de complications hypertensives, dont la prééclampsie.
Dans cette étude, les chercheurs ont observé que les animaux atteints d’un modèle de prééclampsie présentaient une augmentation de la pression artérielle systolique, une prise de poids anormale, des troubles de la régulation du glucose ainsi qu’une altération de la contractilité vasculaire. Sur le plan biologique, une diminution des activités enzymatiques antioxydantes (SOD et GPx) était notée, associée à une augmentation du stress oxydatif (MDA).
Après un traitement oral de trois semaines par phycobiliprotéines, les résultats montrent une amélioration significative : la pression artérielle systolique diminue, le métabolisme du glucose et la prise de poids se normalisent, la fonction vasculaire est améliorée, et les activités des enzymes antioxydantes sont restaurées à des niveaux proches de ceux des femelles gestantes saines.
Les auteurs concluent que les phycobiliprotéines pourraient contribuer à limiter les dommages liés à l’ischémie fœtoplacentaire et suggèrent un rôle potentiel des radicaux libres dans la physiopathologie de la prééclampsie. Ils évoquent également l’intérêt de ces molécules comme piste thérapeutique potentielle pour réduire les manifestations de la maladie, tout en soulignant la nécessité de recherches complémentaires.
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