Consommation de sucres maternels et risque de prééclampsie chez les femmes enceintes nullipares norvégiennes
Cette étude prospective norvégienne (Borgen et al., 2012) a analysé l’alimentation de plus de 32 000 femmes enceintes primipares (enceinte pour la première fois), afin d’évaluer le lien entre consommation de sucres et risque de prééclampsie.
🔬 Ce que l’étude a observé
Les chercheurs ont distingué deux types de sucres :
Sucres ajoutés (sodas, boissons sucrées, produits transformés)
Sucres naturellement présents (principalement dans les fruits)
📊 Résultats principaux
Une consommation quotidienne de boissons sucrées ≥ 125 ml/jour était associée à une augmentation du risque de prééclampsie :
Odds ratio = 1,27, soit environ +27 % de risque comparé aux faibles consommatrices.
À l’inverse, une consommation plus élevée de sucres issus des fruits était associée à un effet protecteur, avec une diminution du risque de prééclampsie.
🧠 Interprétation des chercheurs
L’étude suggère que :
Les sucres ajoutés, notamment via les boissons sucrées, pourraient contribuer à des mécanismes défavorables pendant la grossesse (inflammation, stress métabolique, etc.).
Les sucres naturels des fruits, intégrés dans une matrice nutritionnelle riche en fibres, vitamines et antioxydants, n’auraient pas le même impact et pourraient même être bénéfiques.
⚠️ Conclusion
Cette étude met en évidence une association (et non une causalité directe) entre consommation de boissons sucrées et augmentation du risque de prééclampsie chez les femmes enceintes nullipares, tout en soulignant un rôle potentiellement protecteur des fruits dans l’alimentation.
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Borgen I., Aamodt G., Harsem N., Haugen M., Meltzer H.M., Brantsæter A.L. Maternal sugar consumption and risk of preeclampsia in nulliparous Norwegian women. Eur J Clin Nutr. 2012;66(8):920–925. DOI: 10.1038/ejcn.2012.61 (PMID: 22713766)
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