Stratification du risque de prééclampsie au 1er trimestre

 Cette recommandation d’experts explique comment il est possible d’identifier très tôt les femmes à risque de développer une prééclampsie, dès le premier trimestre de grossesse.

Elle montre que le dépistage le plus efficace repose sur une approche combinée, qui ne se limite pas à un seul paramètre, mais associe :

  • les antécédents maternels (âge, IMC, antécédents de prééclampsie, etc.)
  • la pression artérielle moyenne
  • l’index de pulsatilité des artères utérines (échographie Doppler)
  • des marqueurs biologiques, notamment le PLGF (Placental Growth Factor)

👉 Lorsque ces éléments sont combinés, le modèle permet de détecter jusqu’à 87 % des prééclampsies précoces (avant 34 SA).


🌿 Ce que cela change concrètement

L’intérêt majeur de cette approche est qu’elle ouvre la voie à une prévention personnalisée et précoce, plutôt qu’une simple surveillance tardive.

En identifiant les femmes à risque dès le début de grossesse, il devient possible de :

  • renforcer le suivi médical
  • adapter certaines stratégies préventives
  • intervenir avant l’apparition des premiers signes cliniques

Référence :

Tercanli S., Surbek D., Lapaire O., Vial Y., Hodel M., Burkhardt T., Ochsenbein-Kölble N., Ditisheim A., Mosimann B. Risikospezifizierung der Präeklampsie im 1. Trimester. Schweizerische Gesellschaft für Gynäkologie und Geburtshilfe (SGGG), Avis d’experts No 57, 2020. https://www.sggg.ch/fileadmin/user_upload/PDF/57_franz_Risikospezifizierung_Praeeklampsie.pdf

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