Un apport élevé en énergie, en saccharose et en acides gras polyinsaturés est associé à un risque accru de prééclampsie
Cette étude norvégienne (Clausen et al., 2001) a analysé l’alimentation de femmes enceintes afin de comprendre son lien avec le risque de prééclampsie.
Les chercheurs ont observé que certains profils alimentaires augmentaient fortement le risque de développer cette complication :
- Un apport énergétique élevé (plus de 3350 kcal/jour)
- Une consommation importante de sucres ajoutés (plus de 25 % des apports énergétiques)
- Une proportion élevée d’acides gras polyinsaturés (plus de 7,5 %)
👉 Chez les femmes concernées par ces apports élevés, le risque de prééclampsie était multiplié par 3 à 4.
🌿 Lecture globale de l’étude
L’étude met en lumière une idée importante :
ce n’est pas seulement “manger plus”, mais la qualité et la structure des apports énergétiques qui peuvent influencer le terrain de la grossesse.
Elle suggère qu’un déséquilibre vers :
- trop d’énergie,
- trop de sucres rapides,
- et un profil lipidique particulier
peut contribuer à un terrain métabolique défavorable pendant la grossesse.
Référence :
Clausen T, Slott M, Solvoll K, Drevon CA, Vollset SE, Henriksen T. High intake of energy, sucrose, and polyunsaturated fatty acids is associated with increased risk of preeclampsia. Am J Obstet Gynecol. 2001 Aug;185(2):451-8. doi: 10.1067/mob.2001.116687. PMID: 11518908.
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